mardi 28 avril 2015

Escale à Fernando de Noronha....



Coucou à tous,



Il était une fois tata Virginie qui reçoit un mail publicitaire de Tripadvisor : « le classement des plus belles plages du monde »…Et comme j’avais sûrement 5 minutes à perdre, je l’ai ouvert…Bien mal m’en a pris ! Je découvre avec surprise que la plus belle plage au monde se situe au Brésil…Vite, une petite recherche sur google pour situer l’endroit…Hum hum…..Je poursuis mes recherches en regardant quelques photos…Waouhhhhhh…..
Gio rentre le soir : « J’ai trouvé nos prochaines vacances » !!!
Je comprends à son regard qu’il est inquiet et doit se dire : « qu’est- ce qu’elle a encore inventé ? »
C’était il y a 2 ans !

Alors un peu de géographie…La plage en question s’appelle «  Baia do Sancho » sur l’île de Fernando de Noronha, inconnue pour moi avant d’arriver au Brésil…


C’est un archipel d’îles d’origine volcanique situé à 360 km des côtes brésiliennes en partant de la pointe nord-est du Brésil (ville de Natal). L’île principale s’appelle aussi Fernando de Noronha et fait 17 km2 et possède une route nationale, la plus petite du Brésil : 7km… Seulement un 1/3 de l’île est autorisé à être exploité, habité, le reste est destiné aux chercheurs, aux études sur l’environnement. La population locale est d’environ 4500 habitants. Sur la carte ci-dessus, la zone de recherche indiquée est malheureusement celle du vol AF Rio-Paris qui s'est écrasé en mer en 2009.

Il y a un aéroport avec des vols qui arrivent de Natal ou Recife, un port et une activité partagée entre le tourisme et la protection de la nature.
En effet, à peine arrivé à l’aéroport, vous devez vous acquitter d’une taxe dont le prix varie en fonction du nombre de jours de présence sur l’île et dont le but est de financer la protection des sites naturels. L’accès à certaines plages est aussi soumis à une entrée payante car ces plages appartiennent à des parcs naturels.
L’archipel est un exemple de préservation de l’environnement, il possède le statut de Parc Naturel et appartient aussi au patrimoine mondial de l’Unesco.
Le fait de n’avoir que 3 vols par jour limite le nombre de touristes, j’avais tout réservé depuis plus de 6 mois (vols et hébergement). Pour aller habiter sur Fernando de Noronha, ou vous vous mariez avec un local ou vous obtenez un contrat de travail avec une entreprise locale donc immigration super contrôlée…A savoir que le nombre maximal de touristes autorisés est inférieur à 500.
Et pourvu que ça dure ainsi, pourvu que les autorités brésiliennes résistent à toute tentative de construction de resort, d’hôtels de luxe, de gros complexe hôteliers…c’est trop bon de trouver des plages de toute beauté, sans une seule construction en vue, entourée par une nature luxuriante…Il y en a pour tous les goûts : plage calme pour plonger tranquillement avec masque et tuba, plage plutôt surf avec des vagues de fou ( l’une d’entre elles est un spot du championnat brésilien), plage pour farniente…Et comme Dame Nature fait bien les choses, l’accès à certaines plages relève de l’aventure sportive et se fait en fonction des marées. Et puis, l’ambiance sur l’île est super cool, tendance hippie-surfeurs-buggy, routes défoncées en pierre ( et le mot est faible !!! j’ai même promis de ne plus jamais me plaindre de l’état des routes à Sao Paulo après avoir roulé à Noronha ).
Pour avoir discuté avec différentes personnes, les avis sont différents. Les personnes qui y sont nés n’imaginent pas quitter ce petit paradis. Par contre, cela semblent dur de s’habituer pour un non-natif de s’habituer à la rigueur de la vie insulaire avec ses contraintes d’approvisionnement, le manque d’activités car il y a la mer et toutes les activités qui vont avec mais rien d’autre, pas de cinéma, pas de centre commercial….Et tout y est plus cher car tout arrive du continent. Par exemple, une petite bouteille d’eau y coûte 5 reais alors qu’elle en coûte 2 à Sao Paulo, l’essence est à 5,40 reais contre 3,20 à SP…


Il faut savoir que tout est soumis à une réglementation très stricte : pas le droit de ramener des pierres, des coquillages, du sable. Véridique car on a vu des caisses avec des pierres, coquillages de toute sorte à l’aéroport et en discutant avec un guide, si vous vous faites attraper en train de marauder un crabe, cela vous coûtera la maudite amende de 5000 reais ( environ 1500 euros…Ca fait cher au kilo !!!! ). Quant aux dauphins, interdit de se baigner intentionnellement avec eux, interdit aux embarcations d’être plus de 2 à proximité des dauphins, interdit de naviguer à plus de 5 nœuds en présence des dauphins…Du coup, c’est un réel plaisir de les voir évoluer dans leur milieu naturel, d’accompagner la route des bateaux !!! A noter que les dauphins de Noronha sont « rotéadors » c’est-à-dire qu’ils sont capables de tourner sur eux-même en sautant.
La situation géographique de Noronha explique aussi le programme particulier de protection des tortues marines. Vous pouvez avoir la chance de voir l’éclosion des œufs de tortues marines et de voir les bébés tortues gagner la mer…Nous n’avons pas eu cette chance, mais on a pu les voir évoluer tranquillement en mer en plongeant simplement avec masque et tuba. 
Animal particulier : le Mubaya, petit lézard noir qui ne se rencontre qu’à Noronha. 
Au niveau cuisine, on a pu apprécier les poissons locaux tels que le barracuda cuit au barbecue enveloppé dans une feuille de bananier…



La plus belle plage au monde : Baia do Sancho…J’ignore si c’est vraiment la plus belle plage au monde. D’ailleurs, sur quels critères se baser ? La couleur de l’eau, l’environnement, les fonds marins, la couleur du sable ? C’est très subjectif…Mais en tout cas, Baia do Sancho est vraiment une très très très belle plage. L’accès se fait par un sentier en pleine nature après avoir payé votre entrée bien sûr, puis il faut descendre 2 échelles construites  dans un espace étroit dans la roche de la falaise puis descendre des escaliers en pierre… Et oui , il faut la mériter cette plage !!! Et arrivé finalement sur la plage, une seule envie : vous jeter à l’eau et aller explorer les fonds marins…sauf qu’en avril, il y a des grosses voir très grosses vagues à passer avant d’arriver dans un endroit plus calme pour plonger…Et là, vous êtes récompensé de vos efforts ! Et si vous avez encore du courage, il y a une cascade cachée dans la falaise où on accède en remontant une sorte de ruisseau avec des plantes qui vous chatouillent les jambes, puis il faut escalader des rochers, éviter de vous accrocher aux lianes qui pendouillent mais encore une fois, vos efforts seront récompensés !

En résumé Baia do Sancho :

-         Facilité d’accès : on oublie, c’est Koh-Lanta pour y arriver !!!
-         Couleur du sable : plutôt doré
-         Environnement : située en bas d’une falaise avec une nature luxuriante en arrière-plan
-         Couleur de l’eau : vert turquoise…
-         Fonds marins : poissons de toutes les couleurs, tortues…
-         Avis perso : l’impression de regarder un reportage de Thalassa et de rentrer dans la télé et déjà envie d’y retourner !!!


Je passe maintenant la plume enfin le clavier à Andrea…


     Salut bon c’est la deuxième fois que j’interviens sur le blog mais cette fois-ci pas vraiment tout seul, je laisse juste un commentaire…


     En premier, si un jour vous venez faire une petite promenade au Brésil je vous conseille fortement FERNANDO DE NORONHA c’est un endroit magnifique il y a plein de choses qu’on ne voit pas tous les jours comme des buggys taxi on bien des tortues de mer et plein d’autres choses et en particulier des paysages extraordinaires. Je vais maintenant vous parler d’une activité que je n’avais jamais vu auparavant qui s’appelle le PlanaSub. Ca consiste à être tiré par un bateau au bout d’une corde accrochée à une planche que vous tenez dans les mains que vous pouvez diriger soit à droite soit à gauche comme bon vous semble ainsi que vers le bas en apnée, ceci sers à observer les animaux marins !!!!
Mon avis sur cette activité : je pense que ce sera dur en retrouver autre part.
Même si il y a un peu d’eau qui rentre dans le masque, et des algues dans le visage, je voudrais en refaire !!!!

J’espère que ça vous a plu …

A bientôt !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!





Un mubaya


Moyen de locomotion le plus développé sur l'île


Même des taxis-buggy !


Coucher du soleil avec mer calme


Coucher du soleil avec mer nettement moins calme !




Cimetière de planches de surf cassées !!! 
Pas étonnant vu les vagues ...



Flipper le Dauphin et ses potes !





Baia do Sancho, vu d'en haut...Maintenant, il faut descendre : 





Vue côté mer avec la végétation, la falaise et ...les vagues à passer


Baia do Sancho, vue panoramique


Une autre plage appelée Baia dos Porcos avec les 2 rochers en face...
2ème plus belle plage du Brésil selon les locaux !








dimanche 12 avril 2015

Campos do Jordão....ou la montagne au Brésil

Bonjour à tous,


J’espère que vous n’avez pas eu de crise de foie suite à Pâques !!!

Pour un français au Brésil, aucune chance d’avoir une crise de foie, les chocolats brésiliens étant, comment dire, différents, oui, c’est ça, différents…puisqu'ils ne fondent pas à température ambiante car ils sont enrichis en sucre…Adieu le 80% de cacao amer…
Et le prix des œufs en chocolat pour Pâques étant ce qu’ils sont pour les marques type Lindt ou Kinder,  on ne risquera pas la crise de foie…



Gros oeuf Lindt…139,90 reais soit environ 43 euros ….


Cette année pour Pâques, ras le bol des plages paradisiaques, allez , hop, tout le monde en voiture direction la montagne…

Mon cerveau : ça va pas non ? La montagne, au Brésil ?
Giovanni : ma il va faire froid ?
Moi : euh ben non, on est au Brésil quand même….Grave erreur !!!!

Direction une ville appelée Campos do Jordão, environ 200km et 2h15 de Sao Paulo sans embouteillages. Je précise bien « sans embouteillages » car les durées peuvent vite virer au cauchemar en cas d’embouteillages, on a quand même mis 11h pour faire Paraty- Sao Paulo soit 300 km…

Revenons à Campos do Jordão , nom bien brésilien, et architecture absolument pas brésilienne….C’est un petit village niché à 1700 mètres d’altitude, municipalité d’ailleurs la plus haute en altitude du pays, avec des chalets et des rues pavées dans la plus pure tradition des villages suisses ou autrichiens ou encore allemands…De  quoi vraiment perdre ses repères…C’est complètement décalé de se retrouver à la table d’un bar appelé «  Baden-Baden » ou un autre qui s’appelle « Aspen », avec les menus qui suivent à savoir de la choucroute ou de la fondue… Déambuler dans les rues pavées de Campos offre un spectacle tout aussi intéressant : pulls en laine façon “rétro-années 1970” fièrement mis en avant dans les vitrines, familles paulistas s’émerveillant du froid et s’empressant d’acheter une grosse doudoune ou encore des toques  en fourrure….

J’ai été tellement étonnée de trouver ce village au Brésil que j’ai voulu en comprendre l’origine : la première pension construite accueillait des patients souffrant des poumons - Campos devenant une ville de cure - . C’est au déclin des sanatoriums que la ville s’est progressivement transformée en station touristique, l’architecture montagnarde importée d’Europe - toits en pente et semi-coupés, colombages - se développant par la même occasion.
Après la fin de de la Seconde Guerre Mondiale, une partie des immigrés allemands,  se lancèrent dans l’hôtellerie. Encore aujourd’hui, la qualité de la finition des bâtiments est révélatrice. Depuis les années 1970, le tourisme est en plein essor et Campos do Jordão est aujourd’hui un lieu très prisé des Paulistas ( habitants de Sao Paulo) en juillet et août pour goûter au froid hivernal et douceurs chocolatées.

Au niveau activité, une grande variété est proposée pour découvrir les paysages vraiment superbes : excursions, escalade, delta-plane, quad, cheval, vélo ….on a découvert le musée en plein air de Felicia Leirner où ses sculptures trônent au milieu d'une forêt d'araucarias.

Côté gastronomie, comme je vous l’ai mis plus haut, vous pouvez déguster une choucroute et ils proposent aussi des rodizios de fondue…Alors, le principe du rodizio est simple : c’est un prix fixe et vous pouvez manger à volonté…Au Brésil, c’est une formule très développée, vous trouverez des rodizios de tout : de sushis, de pizzas, de pâtes, de viande…A Campos do Jordao, on vous propose un rodizio de fondues…cela comprend une fondue de viande, une fondue de fromage et une fondue de chocolat pour finir des fois que vous auriez encore faim !!!…La fondue de viande : globalement pas mal selon les enfants et Gio…La fondue de fromage, je l’ai goûté…bon, on oublie si on a déjà goûté une fois dans sa vie une vraie fondue savoyarde… quant à la fondue de chocolat, pas mal, pas mal !!!

Au niveau température, quand le soleil brille en journée, il fait très agréable mais dès qu’il disparait, l’humidité ressort et ça caille…surtout dans notre petit chalet encore plus haut que le village, on a bien apprécié la cheminée et les couvertures !

Bref une ambiance très sympa pour un week end de Pâques au Brésil avec un air européen….














Musée de Felicia Leirner



Petite pause où même le chocolat chaud est servi dans un gobelet "suisse"

lundi 2 mars 2015

Carnaval Rio

Coucou à tous

Non, non, je n’ai toujours pas épuisé mon inspiration !!!

Qui dit Brésil dit évidemment Carnaval…L’année dernière, vous aviez eu droit à un vrai cours théorique sur le Carnaval, sur le défilé au Sambodrome de Sao Paulo et en prime, le récit de notre défilé pour l’école Mocidade Alegre…

Cette année, direction Rio de de Janeiro pour le défilé des Champions, c’est-à-dire le défilé des 6 meilleures écoles de Samba de Rio.

Il vaut mieux être au plus haut de votre forme car c’est parti pour la nuit entière. Et oui, chaque école a au maximum 1h22 ( donc c’est parti pour 6 fois 1h22 ….) pour parcourir les 800 mètres de longueur dont 650 mètres constituent la zone dans laquelle est jugée la prestation des écoles de Samba en train de défiler. Il peut contenir jusqu’à 88 500 personnes.

Un peu d’histoire : en 1983 le gouverneur de Rio commande à l’architecte Oscar Niemeyer un lieu permanent pour les défilés du Carnaval car jusqu’alors, les gradins étaient montés et démontés en différents endroits de la ville. Pour les JO de 2016, le site accueillera les compétitions de tir à l’arc et du marathon.

Mais revenons vite aux plumes et paillettes…Il faut savoir que, cette année, il y a eu une véritable polémique autour des résultats de la compétition. Tout le monde s’accorde pour dire que l’école vainqueur ( Beija Flor) n’est pas celle qui aurait dû gagner. En effet, Beija-Flor avait choisi comme thème la Guinée et aurait ( au conditionnel…) le financement du gouvernement de ce même pays et le soutien d’une grosse chaine de TV brésilienne…Sans rentrer dans la polémique, je suis bien d’accord pour dire qu’une autre école aurait amplement mérité le titre : Portela. C’est l’école dont je vais vous parler car c’était réellement du très haut de gamme…A peine, Portela est rentrée dans le Sambodrome que la foule criait : «  E campeão ».Pas besoin d’avoir fait 10 ans de portugais pour comprendre que, dans le cœur des cariocas ( nom donné aux habitants de Rio), Portela aurait dû arriver première…

A savoir que cette année, Rio fête ses 450 ans. L’école Portela a choisi comme thème général : « Imagines Rio, 450 mois de Janvier d’une ville surréaliste ». Le Carnavalesco ( sorte de chef créateur des différents éléments du défilé) a choisi de décliner les endroits traditionnels de Rio comme le Corcovado, le Pain de Sucre, le Jardin Botanique, le Maracanã, la plage de Copacabana avec la poésie du surréalisme de Dali…Portela en quelques chiffres : 21 titres de champion (la meilleure !! ), 3800 personnes qui défilent, 7 chars allégoriques, 40 alas (= groupe avec un même costume)…
Le défilé commence par un petit char avec une montre molle de Salvador Dali puis s’en suit un énorme char (300 figurants sur ce char) avec un énorme aigle blanc dans la position du Christ Rédempteur, aigle qui se baisse complétement en fin de défilé pour passer en-dessous d’une passerelle de TV et se redresse en se déployant majestueusement, une vraie prouesse technique. J’ai trouvé une vidéo amateur de cette prouesse, pas de top qualité mais elle permet de se rendre bien compte..


Puis c’est une succession de groupes costumés de toute beauté, de chars tous plus beaux les uns que les autres : le char du Maracanã avait 2 gros ballons de foot-drône…Le tout au rythme d’une chanson qui se grave dans votre tête…On croit que c’est fini mais avant le passage des balayeurs mais 3 tapis sont installés rapidement et tout le public regarde en l’air….Ok, il se passe quoi maintenant ? Et bien, 3 parachutistes arrivent et se posent sur chacun des tapis…Ben voyons, ils ne sont plus à ça près !!! 

On a quitté le sambodrome au petit matin avec la grande envie de défiler à Rio l’année prochaine et pourquoi pas pour Portela ;-)



Char qui ouvre le défilé avec la montre molle de Dali




Aigle-drône





Char majestueux, énorme avec l'aigle qui se rabat







Char représentant le Jardin Botanique de Rio avec son allée de palmiers impériaux




Le Maracanã et ses 2 ballons-drônes




Groupe des Baianaises





Pfittttttt....Sans Commentaires




Arrivée d'un des parachutistes dans le Sambodrome


mercredi 7 janvier 2015

Saint Sylvestre au Brésil...

Après vous avoir conté Noël au Brésil, cette fois, on passe au Réveillon de la Saint Sylvestre au Brésil….

Je vous plante le décor : Rio de Janeiro…Le Réveillon est la seconde fête la plus importante après le Carnaval bien sûr…

Donc nous voilà partis à 5h du matin en voiture direction Rio…Quelques heures de route et nous voilà arrivés…Premier panneau indicateur de température : 40°..au moins, on n’aura pas froid cette année..
Direction une plage de Rio pour passer l’après-midi et là, on arrive, on trouve les transats, direction baignade car chaud chaud…Et zut, l’eau semble particulièrement sale… 
-         « les enfants, vous avez vu cette pollution ? »
-         « Mais maman, t’as rien compris, ce sont des fleurs »
-         « Euh ben oui vous avez raison »
Pourquoi les fleurs à la mer ?
Réponse : Iémanja …c’est quoi, c’est qui ?
Iemanja est la mère de tous les orixas (divinités afro-américaines originaires d'Afrique). Elle est associée à l'eau en général, et plus particulièrement à la mer, à l'océan.
Première légende : Iémanja serait la fille d’Olokum, divinité maritime tantôt féminine, tantôt masculine selon les régions d'Afrique. Iemanja se serait mariée avec Olofin mais, fatiguée de ce mariage, elle aurait fui vers l'ouest. Olofin l'aurait alors fait rechercher et, se sentant en danger, Iemanja aurait brisé une fiole remise par son père Olokum afin de la protéger du danger. La mixture contenue dans le flacon aurait donné naissance à un fleuve, transportant ainsi Iemanja jusqu'à l'océan.
Une autre légende nous apprend que Iemanja a tellement pleuré le départ de son fils Oxossi, qui l'a abandonnée pour vivre dans la forêt, qu'elle s'est liquéfiée de chagrin. Devenue fleuve, elle s'est jetée dans la mer.
Comme il y a une correspondance entre les Orixas et la religion catholique , Iémanja est associée à la Vierge Marie et elle est la protectrice des pêcheurs mais aussi des mères et des enfants.
La plus grande fête en l'honneur de Iemanja a lieu le 31 décembre. A Rio, le soir du réveillon, il est de coutume de jeter des fleurs blanches à la mer et de se vêtir de blanc, en l'honneur de Iemanja. Voilà pourquoi la mer était pleine de fleurs. On a eu la chance de voir un couple venir faire l’offrande à Iémanja, offrir leurs fleurs à la mer après tout un rituel avec du riz, des prières…
Voilà,  fin de la minute culturelle !!!

Retour à l’hôtel, on s’habille tous les 4 en blanc et direction la plage de Copacabana où a lieu le gros des festivités, plage qui fait 4,5km de long en demi-lune…Devant nous, en mer, de gros bateaux de croisière ont jeté l’ancre. 
Sur la plage, du monde, sur la digue, du monde, du monde partout et il n’était que 19h…On se trouve une place avec transats et parasol pour attendre minuit à proximité de la grande scène où a lieu un concert , en face du Copacabana Palace, qui comme son nom l’indique est l’hôtel emblématique de la plage de Copacabana (pour info, environ 1000 euros par personne uniquement pour le repas, réservations clôturées 6 mois minimum à l’avance pour le Réveillon).
Bon, ben, il reste 5h à attendre !!! on va faire plouf, on boit ,on mange, on discute, on regarde...On oublie les mets traditionnels du Réveillon de France, cette année , pas de foie gras ni saumon mais ce qu’on trouve habituellement sur les plages brésiliennes !
Une dame d'un certain âge plutôt typée africaine s’installe à côté de nous, habillée de blanc, elle veille sur ses fleurs comme sur un enfant et elle ira offrir après minuit à la mer. Les jeunes brésiliens l’appellent d’ailleurs Iemanja !
Que font les brésiliens en attendant : ils boivent, se baignent et font des selfis !
Vers 23h, la foule s’intensifie…Je tente une dernière baignade avec Chiara…20 minutes pour aller et revenir jusqu’à la mer qui était à 20 mètres !!! Ochlophobe (peur de la foule en masse) s’abstenir impérativement. On parle de 2 millions de personnes.
Allez, le décompte commence : 10 - 9 – 8 ….2 – 1
Explosion de joie, tout le monde s’embrasse, des bouteilles sont secouées, on se fait faire un bain de « je ne sais pas quoi » et…à zéro, le feu d’artifice commence…
Jamais on n’avait vu un feu d’artifice aussi beau, panoramique, tiré à partir d'une dizaine de barges en mer avec en toile de fond, les paquebots illuminés…Il dure entre 15 et 20 minutes…MAGIQUE, MAGNIFIQUE, FABULEUX…
Au moment de quitter la plage, gros moment d’émotion car la dame à nos côtés m’a offert une de ses fleurs qu’elle protégeait depuis plusieurs heures et Dieu sait que ça a été compliqué pour elle compte tenu de l’intensité de la foule.
La rentrée vers l’hôtel se fait à pied car le quartier de Copacabana était fermé à toute circulation…On n’avait pas le Pass métro car c’est un ticket spécial pour ce jour-là, vendu que dans les stations sur place et épuisé depuis longtemps quand on a tenté de l’acheter plus tôt dans la journée.
Finalement on trouve un taxi après avoir marché 1h30, hôtel, dodo avec des images plein la tête, avec le souvenir d’avoir vécu un Réveillon comme jamais on n’avait vécu et avec l'envie de revivre cela une autre fois !!!

Côté photos, j'ai dû les récupérer sur le net car nous n'avons pas pris le risque de prendre un bon appareil, Rio n'étant pas la ville la plus sûre quand même ! 

Lien de la vidéo de minuit (désolée pour la qualité) : 




Couple faisant leurs offrandes à Iemanja

 3 dames faisant leurs offrandes à Iemanja

 Une idée de la foule 




 Feu d'artifice....